Que serait la mode des années 80 sans ses créateurs ?

La mode n’a pas commencé dans les années 80. Mais on peut dire que l’évolution qu’elle a connue a été très remarquable et remarquée. Les grands couturiers et les créateurs de prêt-à-porter s’en sont donné à cœur joie !

Parmi les créateurs de mode qui ont marqué l’histoire, il y a ceux qui ont consacré leur vie aux accessoires de mode comme les chaussures, les bijoux, les sacs à main pour femmes, les sacoches pour hommes, les sacs à bandoulière, les dentelles… Chez les créateurs de vêtements, on trouve entre autres :

Stephen Jones et la mode

Renouant avec la grande tradition des modistes anglaises, sur une Ile où il ne saurait y avoir de célébration officielle ou branchée sans quelque chapeau excentrique, Stephen Jones a été, au début des années quatre-vingt, l’une des figures centrales du New Romantic Movement créé par Boy George et Steve Strange. Outre de nombreuses innovations très personnelles, il a collaboré avec nombre de stylistes internationaux parmi lesquels Claude Montana, Thierry Mugler ou Jean-Paul Gaultier, conférant un regain d’intérêt pour un accessoire devenu largement obsolète.

Claude Montana

Parmi les jeunes créateurs du prêt-à-porter parisien de la fin des années soixante-dix, Claude Montana, dans la mouvance futuriste d’un Mugler, a su imposer ses coupes agressives. Épures d’étoffes légères ou de cuir épais… Elles moulaient une héroïne galactique, ses épaules larges, ses hanches étroites, son geste robotisé. Tout cela, aujourd’hui, parait un peu désuet hors des salons spécialisés. Pourtant, en acceptant la direction des collections de couture de la maison Lanvin de 1990 à 1992, Montana a prouvé qu’il possède aussi l’étoffe d’un couturier.

Jean-Paul Gaultier

Baptisé dès son apparition, au début des années quatre-vingt, “l’enfant terrible de la mode”, Jean-Paul Gaultier ne cessera d’entretenir cette image subversive. Choquante en Même temps qu’innocente, elle fait de lui le plus marginal des grands créateurs à succès. Aucun d’entre eux n’a mieux que lui, en effet, incarne l’esthétique, les postures, les désirs et les ambiguïtés de toute une jeunesse… D’abord française puis internationale. Depuis qu’à travers la communication de son parfum, notamment, Gaultier va à la rencontre de son public de Londres à New York ou Tokyo.

On retrouve, dans cet engouement pour l’image de la mode plutôt que pour sa réalité, un peu de l’enthousiasme que suscitaient, à la génération précédente. Les Stars du rock, avec lesquelles d’ailleurs le Styliste entretient des relations d’égal à égal. Mais, au-delà de ce succès d’image, le travail du créateur sur le vêtement démontre un imaginaire remarquable… Servi par une totale maitrise des techniques et de l’histoire du costume. Réinterprétant toute la garde-robe masculine aussi bien que féminine, métissant les influences, les dates, les fonctions, se riant des clichés pour les détourner à son profit, Gaultier règne littéralement sur la mode depuis la seconde moitié des années quatre-vingt. Refusant de dissocier son travail pour la femme de ses collections pour les hommes.