Dans la salle de boxe thaïe

Quand on pénètre dans un camp d’entrainement ou dans une salle où se pratique la boxe thaïe, on est immédiatement frappé par l’absence de formalisme. Il n’y a pas de saluts au maitre, pas d’inclinaisons du buste ni de phrases en thaï. La tenue vestimentaire revêt un caractère tout aussi informel.

On combat généralement torse nu, et si dans beaucoup de camps thaïlandais la température permet de ne porter qu’un short, les athlètes des gymnases occidentaux s’entrainent avec le maillot du club, l’usage de la culotte courte étant souvent facultatif, mais néanmoins conseillé. C’est seulement lors des compétitions ou dans les occasions officielles (examens, exhibitions, stages) que le boxeur thaï se présente avec le short en toile ou en tissu synthétique typique. Ce short est serré à la taille par une bande élastique et ample au niveau des cuisses… De manière à n’entraver en aucune manière les mouvements des jambes.

Quelques équipements personnels

La boxe thaïe ne requiert pas une grosse dépense pour se procurer le matériel nécessaire (coquille, gants, bandes et protège-dents). Il existe différents modèles pour tous les goûts et à la portée de toutes les bourses. Le pratiquant peut même faire ses débuts dans le gymnase en utilisant les gants que l’association sportive prête en général pour les premières leçons. Mais s’il veut poursuivre avec profit cette activité, le boxeur thaï est tenu de se doter d’un équipement personnel. Cet équipement est indispensable pour sa propre sécurité et celle d’autrui.

La coquille

Obligatoire et incontournable, la coquille en plastique ou en métal se fixe au niveau de l’aine à l’aide, pour les modèles les plus simples, d’élastiques situés sur les côtés. Certaines se glissent dans un suspensoir. Il pourra à son tour être rembourré, pour protéger à la fois les organes génitaux et le bas-ventre.

Le protège-dents

Le protège-dents constitue une autre protection strictement personnelle. Disponible en plusieurs modèles, le plus simple se place sur la mâchoire tandis que d’autres, plus sophistiqués, protègent également les dents du bas. Il s’agit d’un demi-cercle en caoutchouc, vendu la plupart du temps informe. L’athlète devra le plonger une trentaine de secondes dans l’eau bouillante afin de le ramollir… Puis le presser contre ses dents en le faisant adhérer à l’ensemble de l’arcade, pour lui donner une forme anatomique.

Le protège-dents est obligatoire en compétition. Beaucoup d’athlètes ont tendance à s’en passer lors des entrainements. Surtout au début, car avoir un corps étranger dans la bouche s’avère gênant et augmente la production de salive. Mieux vaudrait cependant toujours le porter, cet inconvénient étant largement compensé par la garantie d’éviter tout risque de se fracturer une dent à cause, éventuellement, d’une erreur du partenaire. Par ailleurs, en obligeant à respirer par le nez, il contribue à l’adoption d’une attitude plus correcte durant l’exercice.

Les chevillères élastiques

En boxe thaïe et comme nous l’avons rappelé à plusieurs reprises, on frappe avec le pied nu. Pour protéger le cou-de-pied, certains boxeurs ont l’habitude de porter des chevillères élastiques, faciles à trouver dans le commerce, qui ne sont pas obligatoires mais qui représentent une protection vraiment utile.

Les bandes élastiques

L’usage consistant à se bander les mains est particulièrement recommandé… Dans la mesure où la boxe thaïe est un sport de contact où les chocs sont parfois très violents, soit contre le matériel d’entrainement, soit contre les adversaires. Le bandage, est réalisé avec une bande élastique mesurant environ un mètre cinquante de long. Il assure la fermeture correcte du poing et maintient par conséquent le poignet. Ce qui fait qu’au moment de porter le coup de poing, le poing tendra à s’aligner parfaitement avec les jointures. Protéger ses mains s’avère fondamental, même en entrainement sur un sac de frappe par exemple. Mais le bandage offre aussi l’avantage d’absorber la sueur, et donc de ne pas abimer le revêtement intérieur des gants de boxe. Il conviendra néanmoins de bourrer les gants de papier et de les exposer à l’air après un entrainement intense.